La peur de mal faire.

date_range 20 Février 2021 folder Etre grand-parent

 Qui est toujours un peu présente. 

Le rôle des grands-parents est en constante évolution depuis une trentaine d'années. De pièces périphériques, ils sont devenus des personnes ressources pour les familles. La garde en crèche étant très onéreuse, il n'est pas rare que des grands-parents soient très sollicités et ont eux aussi une part éducative, bien que plus légère que celle des parents. Leur engagement auprès des familles est devenu à ce point si dense ces 10 dernières années dans notre société en Suisse, que certains ont commencés à parler de contribution financière.

Car oui, entre les sièges auto, le matériel de puériculture, et les jeux cela représente aussi un engagement financier.  Pour nous cet engagement est gérable en seconde main, sauf pour les sièges autos qui doivent être non accidentés pour répondre à la sécurité des enfants qu'on y place

Peur de ne pas faire juste, de faire trop lentement, de ne pas gérer la sécurité physique ou psychique, affective...Peur d'en faire trop. Peur de penser savoir, alors que les méthodes ont changés, peur d'embarrasser les parents, d'avoir de l'expérience et de la partager, alors que ce n'est pas le moment, peur de blesser les parents qui ont grand besoin de soutien dans leur convictions parentales... peur de la fatigue sur la durée, des limites physiques. Allez courir derrière une petite fée en trottinette !!! 
Ces peurs qui sont légères chez moi, sont complétement absentes au moment des naissances. Elles se construisent peu à peu au fil du temps et des expériences et de l'attitude des parents et c'est un peu décontenançant de s'apercevoir qu'elles existent malgré mes efforts pour qu'elles ne deviennent pas envahissantes. On a beau relativiser,  ces incertitudes existent, elles sont d'ailleurs très bien décrites dans la littérature. 

Par exemple, la première écorchure qui se produira chez vous... comment rendre l'enfant à ses parents sans se sentir vaguement coupable de la chute qui dit quelque part que vous n'avez pas su protéger l'enfant, alors qu'il est normal qu'un enfant qui apprend à marcher, tombe...  On a beau eu avoir des enfants soi-même, le savoir et les parents sont très compréhensifs, cela reste comme une piqûre d'épingle de culpabilité et on en parle encore des mois après... 

 On se rend disponible, mais est-ce vraiment nécessaire, les parents se gardent bien de le dire. Impossible de partager nos questionnements avec eux qui en ont de bien plus importants. 
Trouver un chemin pour dire que oui, nous nous sommes engagés à des gardes régulières mais que nous aimerions souffler et partir en vacances en dehors des vacances parentales... là maintenant, la semaine prochaine est presque impossible. 

Je relativise la moindre, cela dure quelques belles années, celle où les enfants ne vont pas encore à l'école !  Il faut donc en profiter un maximum. Après la famille se resserre et les grands-parents redeviennent périphériques, bien qu'actuellement, ils en auront fait plus que tous les grands-parents des siècles précédents. Au fond, c'est cela la solidarité intergénérationnelle.  Ces liens tissés si forts permettront que les parents soignent au mieux leur propres parents dans leur grand âge.

Du moins, je l'espère !

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